2026
Le 17 juin 2026, la Chambre basse irlandaise (le Dáil ) a voté en deuxième lecture, par 86 voix pour et 70 voix contre, un texte qui supprime le délai d’attente obligatoire de trois jours entre la première consultation et l’intervention.
L’adoption de ce projet de loi, ouvre la voie à son examen par une commission parlementaire et à son adoption définitive plus tard cette année ou l’année prochaine.
Acuellement le délai d’attente obligatoire est donc toujours en vigueur.
2019-2025
Avant 2019, la législation irlandaise était l’une des plus restrictives d’Europe puisque le 8e amendement de la Constitution reconnaissait le droit à la vie du fœtus au même titre que celui de la mère. L’IVG était même interdite pour les victimes de viol ou d’inceste, pour les femmes enceintes dont le bébé présentait de graves difformités ou était non viable. Les peines pouvaient aller jusqu’à 14 ans de prison. Plusieurs milliers de femmes se rendaient chaque année en Angleterre pour une IVG engendrant des coûts élevés et des risques de condamnation à des peines de prison.
Les mobilisations suite au décès de Savita Halappanavar (31 ans) victime d’une fausse couche à 17 semaines de grossesse, fin 2012 parce que les médecins refusaient d’intervenir tant que le cœur du fœtus battait encore, ont provoqué un référendum sur l’avortement.
La loi de 2019 a été adoptée suite à ce référendum du 25 mai 2018, où près de 70% des votant·es ont opté pour la légalisation. Cette loi a déjà été évaluée et le rapport publié soulève de nombreuses lacunes dans la prise en charge. Les débats devraient reprendre prochainement et porter sur le délai de réflexion, le manque de praticien·nes, etc.
En 2024, une loi sécurise l’accès avec des sanctions pour harcèlement ou intimidation à moins de 100 mètres des centres IVG.