2026
En janvier 2026, les déclarations de Maria Karystianou, figure publique montante et engagée dans la création d’un nouveau parti, en faveur d’une consultation publique sur l’avortement ont relancé le débat politique. Le gouvernement a répondu que le droit à l’avortement était établi depuis 1986 et qu’il n’entendait pas rouvrir la législation. Aucun changement juridique n’en est résulté.
Quelques semaines plus tard, une enquête de News 24/7, relayée par Courrier international, a pourtant révélé l’ampleur des obstacles à son accès réel. Sur 80 hôpitaux publics contactés hors d’Athènes et de Thessalonique, 46, soit 57,5 %, ont refusé de pratiquer une IVG, tandis que 27 ont accepté et 7 ont donné une réponse incertaine. Les refus étaient notamment justifiés par l’objection de conscience, des convictions religieuses ou par l’idée erronée qu’une IVG ne pouvait être pratiquée qu’en cas de problème médical.
Après ces révélations, le ministère de la Santé a demandé aux autorités régionales d’identifier les établissements pratiquant effectivement les IVG.
2019-2025
Les femmes recourent souvent à l’avortement en cachette face à la pression négative de l’opinion publique. Les conditions de l’IVG en Grèce sont décrites dans le Code pénal ce qui manifeste une désapprobation morale.
Début 2020, des affiches avec des messages anti-IVG ont été placées dans le métro d’Athènes avec le slogan « Choisissez la vie – Laissez-moi vivre ». Après le tollé général, le gouvernement a décidé de retirer les affiches. Selon les médias grecs, la campagne publicitaire a été payée par des groupes liés à l’Église orthodoxe. Celle-ci a également instauré une « Journée de l’enfant à naître ».
Dans le cadre de sa politique nataliste, le gouvernement de droite de Kyriakos Mitsotakis a promis une subvention de 2000 euros pour chaque enfant né en Grèce et 1000 euros pour les mères de moins de 30 ans.