2026
Pas d’actualité en France.
À Andorre, État indépendant mais dont le président de la République française est, avec l’évêque d’Urgell, l’un des deux coprinces et chefs d’État de la principauté, l’avortement reste totalement interdit, y compris en cas de viol ou d’inceste.
En 2026, le gouvernement d’Andorre a toutefois poursuivi les négociations entamées en 2025 avec le Vatican en vue d’une dépénalisation de l’avortement. Lors de sa visite officielle des 27 et 28 avril 2026, Emmanuel Macron, en sa qualité de coprince, a publiquement appelé à faire progresser cette réforme. Après de nouvelles discussions avec le Saint-Siège en juillet, le Premier ministre Xavier Espot a annoncé vouloir présenter une proposition de dépénalisation en septembre 2026. À ce stade, aucune réforme n’est encore entrée en vigueur et les femmes doivent toujours se rendre à l’étranger pour avorter.
2019-2025
En août 2020, l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de loi sur la bioéthique incluant la « détresse psychosociale » comme une cause de « menace grave pour la santé» justifiant un avortement pour raisons médicales. Avant l’allongement de la durée légale de l’IVG à 14 semaines, voté en 2022, entre 3000 à 5000 femmes se rendaient chaque année à l’étranger pour avorter. Le 4 mars 2024, le Congrès des deux chambres du Parlement a voté en faveur de l’inscription dans la Constitution « la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse » (art. 34). La France est devenue le premier pays au monde à constitutionaliser l’IVG.
Les mouvements anti-choix restent très présents en France. Chaque année pour l’anniversaire de la loi Veil de 1975, une « Marche pour la vie » est organisée par des groupes catholiques et conservateurs. Rappelons qu’en 2015, la Conférence des évêques de France a critiqué publiquement la campagne d’information sur l’IVG du gouvernement. En 2023, le mouvement « Les survivants » a apposé des autocollants anti-choix sur les vélos parisiens.
Peu de professionnel·les pratiquent l’IVG ce qui aggrave le nombre de déserts médicaux et entrave l’accès à l’IVG pour de nombreuses femmes vivant hors des centres urbains. 17,2 % des avortements en France sont réalisés hors du département de résidence des femmes.